une démarche éco-responsable pour 36 bobines

C’est encore le mois de janvier et il n’est pas trop tard pour annoncer tout d’abord que 36 bobines vous souhaite une belle année créative avec plein de belles réalisations couture et puis également pour faire part de ses bonnes résolutions.

Chez 36 bobines, il y a un axe important dès le début de la création de l’entreprise qui repose sur des valeurs écologiques que je vais détailler dans cet article.

proposer des tissus biologiques

En premier lieu, il y a en boutique une rubrique consacrée aux tissus biologiques. Pour la petite histoire, quand j’ai repris la couture, de manière assidue, il y a une quinzaine d’années, je cherchais des tissus en coton bio et chanvre pour coudre des couches lavables pour ma fille. Quand j’ai commencé à lui coudre des vêtements, je voulais des tissus biologiques mais je n’en trouvais en France. J’en ai parfois commandés aux Etats-Unis mais je trouvais dommage de les faire venir de si loin et puis l’offre des imprimés était vraiment limitée. Petit à petit, j’ai mis de côté cette volonté de coudre bio.

Mais quand j’ai commencé à chercher des fournisseurs pour 36 bobines, il était évident pour moi qu’il fallait pouvoir proposer à la clientèle française des tissus écologiques. C’est pourquoi, il y a eu dès le début les tissus français de la marque Les Trouvailles d’Amandine. Et puis, il y a également eu les jerseys de la marque Elvelyckan Design, ensuite ceux de Birch Fabric. Et depuis cet été, c’est la marque allemande C. Pauli qui propose toute une gamme de tissus biologiques qui est venue rejoindre l’offre proposée.

jersey bio brindilles bleu

Depuis cet automne, il y a également de jolis bord-côtes fantaisie avec du lurex or ou argent et du coton bio qui viennent compléter la gamme.

des garanties écologiques

La plupart des tissus en coton biologique vendus chez 36 bobines ont le label Gots.

Le référentiel GOTS intègre toutes les étapes de transformation textile : la fibre brute doit être certifiée en agriculture biologique et tout le processus de transformation doit respecter des critères environnementaux et sociaux.

Deux niveaux de certification sont possibles selon la composition du produit à certifier : 

Textiles biologiques : il impose que 95% des fibres soient issues de l’agriculture biologique (avec 5% maximum de fibres synthétiques ou artificielles).

Textiles à base de fibres biologiques : il impose que 70% minimum des fibres soient issues de l’agriculture biologique (avec 10% maximum de fibres synthétiques ou artificielles, ce seuil passant à 25% pour les articles chaussants ou de sport et à 30% pour les fibres recyclées, d’origine biologique ou éco-sourcées).

Source : Ecocert

Il existe également un autre label auquel 36 bobines est sensible, c’est l’Oeko-Tex 100. Ce n’est pas un certificat concernant le bio mais ce label garantit les qualités humano-écologiques des textiles : exempts de produits toxiques pour le corps et pour l’environnement. Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’article sur le site Oeko-tex. Un certain nombre de tissus vendus par 36 bobines a obtenu ce label ainsi que certains articles de mercerie, notamment la marque See You at Six.

collection été 2018 See You at Six

plus de matières naturelles et moins de matières synthétiques

Quand 36 bobines sélectionne les tissus, le premier critère c’est qu’il y ait le moins possible de polyester dans leurs compositions. C’est une matière synthétique certes économique et résistante mais très désagréable à porter (transpiration + électricité statique) et surtout polluante à la fabrication et souvent non recyclée.

Malheureusement, pour certaines étoffes techniques, telles que les lycras de maillot de bain et les tissus déperlants et isolants comme le softshell, leurs compositions sont souvent complètement synthétiques. De même pour remplacer le cuir, la fourrure, la laine ou la soie (matières issues du monde animal et donc non vegan), on a recours à des fibres artificielles issues de la pétro-chimie.

Maillot Moé. Photo Lunéa Images

Mais l’espoir est là de voir de nouvelles fibres arriver bientôt sur le marché grand public avec des solutions végétales telles que la fibre d’ananas et les céréales pour pouvoir vous proposer des textiles plus naturels et moins impactants au niveau environnemental.

un approvisionnement français

De plus en plus de personnes comme moi sont sensibles au fait que les produits soient fabriqués en France. Il y a bien sûr les tissus des Trouvailles d’Amandine mais également le crêpe Pollen d’Anne Kerdilès et des biais ainsi que des articles de mercerie notamment ceux de la marque française Bohin.

Toutes les créatrices de patrons indépendantes sélectionnées par 36 bobines sont françaises et donc créent leurs modèles et les font imprimer en France (hormis Pauline Alice et p&m patterns).

Double avantage de la fabrication française : préserver et encourager l’emploi local et limiter l’empreinte carbone de ces produits qui n’ont pas eu à faire un grand voyage.

Parfois, 36 bobines a la chance d’avoir accès à des fins de rouleaux d’usines de confection du luxe ou de créateurs textiles de la région Ouest. Cela permet d’aller les choisir directement sur place et d’ainsi donner une nouvelle chance à ces tissus haut de gamme d’être cousus au lieu de rester prendre la poussière au fond d’un atelier.

des partenariats locaux

Quand 36 bobines met en place des box couture, c’est la plupart du temps en travaillant en local avec des créatrices nantaises : Anne Kerdilès Couture, atelier des cigognes, Gasparine

Cela permet un relationnel fort, des distances de déplacement faibles pour se rencontrer et pour s’approvisionner en patrons.

La photographe, les « mannequins » et la créatrice de bijoux qui mettent en valeur les vêtements cousus sont également de la région nantaise ainsi bien sûr que les lieux de shooting.

Et pour les box, les autocollants sont également imprimés à Nantes.

démarche éco-responsable pour l’expédition de vos commandes

Enfin, pour expédier vos commandes, 36 bobines essaie de limiter au mieux le bilan carbone de ses envois.

Ainsi, La Poste tend vers une neutralité carbone. Ludique, il y a même un outil pour calculer l’impact de son envoi. Et pour acheminer vos colis jusqu’au bureau de Poste, chez 36 bobines ça se fait à pied 90 % du temps.

De même pour aller déposer les commandes au point relais du Mondial Relay, c’est à pied que cela se fait ou bien en combinant avec un autre trajet.

Un autre objectif de 36 bobines, c’est de vous proposer toutes les fournitures nécessaires à la réalisation d’un vêtement. Ainsi, vous pouvez commander tissu, patron et mercerie au même endroit. Comme ça, il y a un seul colis, donc mieux pour l’empreinte carbone et moins de frais de port pour vous.

Pour emballer et expédier vos commandes, 36 bobines utilise du papier fin, des cartons et quand c’est possible des cartons qui ont déjà servi et qui sont réutilisés. A l’intérieur du colis, il y a le moins d’emballage nécessaire et si possible recyclable et biodégradable.

Depuis cet hiver, il n’y a plus de facture imprimée sur papier glissée dans vos commandes. Vous avez accès à votre facture dans votre compte client. Est-ce que ça vous manque ? C’était l’occasion pour moi de vous écrire un petit mot à la main et ça me fait bizarre de ne pas vous laisser un message de remerciement.

cours de couture « zéro déchet »

En plus de la vente en ligne des tissus, des patrons et de la mercerie, 36 bobines anime également des cours de couture dans la région nantaise. En 2017 et en 2018, des collectivités locales et des associations ont souhaité mettre en place des ateliers de couture « zéro déchet » et ont fait appel aux compétences de 36 bobines. Il y a eu plusieurs séances avec pour thèmes : lingettes lavables, sacs à vrac, sac à pain dans une chemise, recyclage jeans.

A noter que dans l’atelier de 36 bobines, aucun petit bout de tissu ou de fil ne part à la poubelle. Tout est revalorisé ou stocké en attendant d’être recyclé.

bonnes résolutions 2019

Pour finir cet article (bravo si vous avez tout lu), je voudrais revenir aux bonnes résolutions qu’on prend souvent en début d’année.

+ de bio

La volonté des débuts de l’entreprise de proposer des tissus biologiques est toujours présente, et sur les réseaux sociaux, l’engouement vers une couture plus éthique et plus responsable se fait vraiment sentir. C’est donc un bon indicateur de tendance pour faire le pari de miser encore et davantage sur le coton biologique. Si vous connaissez des marques qui produisent des tissus certifiés Gots et que vous avez envie de les trouver chez 36 bobines, alors laissez un commentaire sous cet article !

– de plastique

L’autre bonne résolution va être d’arrêter progressivement l’utilisation des enveloppes en plastique et de trouver un autre type d’enveloppe. Les enveloppes plastiques sont bien pratiques car elles sont imperméables, résistantes, de grande taille mais non biodégradables. Si vous avez des pistes pour les remplacer par une alternative plus écologique, je suis preneuse !

Et vous quelles seront vos bonnes résolutions « écolo » en 2019 ?

6 commentaires sur « une démarche éco-responsable pour 36 bobines »

  1. De bonnes résolutions…. je partage évidemment toutes ces idées même si parfois, j’ai encore trop tendance à m’emballer. Je vais essayer d’être plus raisonnable dans mes projets couture mais ce n’est pas facile quand on souffre de #troublesobsessionnelscouture 😉 .

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    1. Merci Muriel. Ce n’est pas évident de pouvoir répondre aux souhaits de tous. Certaines personnes cherchent plutôt des imprimés tendance, d’autres des petits prix et enfin certaines comme toi sont sensibles à l’écologie et à la santé.

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  2. Bravo pour cette démarche, mais qu’en est-il de la viscose ? J’ai lu que c’était très polluant à produire, en savez-vous plus là-dessus ? Merci de nous éclairer.

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    1. En effet, la viscose est plutôt polluante à la production. Voici ce que j’ai trouvé à ce sujet :
      « Le procédé viscose utilise le disulfure de carbone (CS2), un produit chimique toxique, inflammable et polluant. Il faut alors rester prudent quant à l’appellation « bio » des textiles ainsi obtenus. En effet, même si la matière première utilisée, la cellulose, est naturelle, le procédé l’a transformée. On parle de cellulose régénérée qui permet d’obtenir des fibres artificielles.

      Inconvénients : cette technique génère une pollution soufrée car le disulfure de carbone n’est pas récupérable après son utilisation pour dissoudre la cellulose. De plus, les fibres obtenues sont plus petites que les fibres de coton.

      Les avantages par rapport aux autres fibres existantes sont notables : la cellulose est disponible en plus grande quantité que le coton par exemple, et les fibres artificielles sont moins chères que les fibres de coton. »
      Source : http://cerig.pagora.grenoble-inp.fr/memoire/2010/fibre-cellulose-textile.htm

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